Carnets de Route

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 26 février 2010

03 - Thailande

Le 23 décembre 2004 est la date de notre arrivée à Bangkok. Nous avons décollé de Yangoon avec 5h de retard ; au lieu d’arriver vers 19h, nous avons posé pied en Thaïlande à 23h. L’appréhension d’arriver de nuit dans un pays inconnu a vite disparu dès l’aéroport. Nous nous serions cru à Roissy Charles de Gaulle, l’aéroport est immense et les avions ne cessent d’atterrir et de décoller. Nous avons donc facilement trouver le bus en sortie d’aéroport pour gagner le centre ville et nous amener à Khao San Road, une rue aussi animée à 2h du matin. Nous qui sortons du Myanmar où il faut dîner tôt car à 21h tout est clos, nous avons été agréablement surprises. Après un largage de nos sacs à dos à l’hôtel, nous avons profité de la vie nocturne pour manger notre premier plat de Pad Thai, nouilles fries dans de grands woks avec légumes et œufs, nous en sommes accros, c’est un vrai régal ! A 3h du matin, nous réfléchissons au fait de partir au lit mais l’excitation du nouveau pays, liée à l’animation et à la chaleur (short et tee shirt de rigueur), nous décalent complètement.

La nuit fût courte, à 8h30 nous étions déjà prêtes à découvrir la Thaïlande. Nous avons passé la journée autour de Khao San Road où nous avons rencontré au hasard des rues Gaëlle, cette globe trotteuse avec qui nous avions bu un verre à Paris avant le départ. Le rendez vous est pris pour boire un verre ensemble et fêter Noël. D'ailleurs, du fait de la chaleur, nous n’avons vraiment pas l’impression d’être à Noël. Les gens de l’office du tourisme ont tous mis des bonnets rouges et chantent des chants de Noël pour donner un air de fête à Khao San Road dont la population est pour les trois quart des touristes occidentaux.

Le lendemain, c’est en tuk tuk que nous nous sommes baladées à travers la ville immense et polluée, rien d’extraordinaire en somme. Nous avons plus apprécié la ballade en bateau bus qui nous a déposé non loin de Chinatown. Dans ce quartier, c’est bien l’Asie qui nous apparaît. Il y a une multitude de tout et de n’importe quoi à vendre, les locaux adorent toutes ces babioles. Aux abords d’un temple, nous nous sommes faites abordées par un français qui nous explique se faire des vacances gratuites tous les ans en achetant des bijoux dans une certaine bijouterie et en les revendant le double en France. Curieuses, nous nous rendons dans la dite bijouterie, tout est somptueux et aussi très cher. Nous ressortons comme nous sommes entrées, sans n’avoir rien acheter. Nous apprendrons plus tard qu’il s’agit d’une arnaque aux touristes. Nous sommes stupéfaites de voir qu’en Terre étrangère, des français arnaquent d’autres français. En soirée, nous nous sommes arrêtées chez un tailleur où tout est magnifique et de bonne qualité pour des prix très intéressants. Il est même possible de commander via le net depuis la France, ce qui peut être super pour avoir des fringues sur mesure pour des prix infimes.

Le 26 décembre au matin, nous partons en bus vers Kanchanaburi. En arrivant à la guest house, notre hôte est absorbé par la télévision, attirant ainsi notre curiosité. La télévision retransmettait les images du raz de marée qui avait eu lieu la veille, ce Tsunami a ravagé la côte thaïlandaise mais aussi les côtes Indonésiennes, Indiennes et du Myanmar. Nous étions impressionnées par les images mais pas assez de recul pour penser que ces images pourraient faire le tour de la Terre et inquiéter nos proches. Nous apprendrons plus tard que la médiatisation autour de cette catastrophe naturelle fût énorme et nous regrettons bien plus de ne pas nous être connectées sur le net avant le 2 janvier. Nous quittons donc la guest house pour une ballade en ville et admirer le fameux pont de la rivière Kwai, pont construit par les Japonais pendant la deuxième guerre mondiale et appelé pont de la mort car beaucoup de prisonniers de guerre sont morts en le construisant.

Nous profitons d’être près de la jungle pour partir deux jours avec un guide. Celui-ci nous montre tous les trucs pour se fabriquer des pièges à animaux grâce à de l’écorce de bananier et se faire des verres pour boire grâce à du bambou. Il réussit aussi à attraper une mygale, cette grosse araignée mortelle dont la poche de venin est très douce au toucher. Notre guide nous dégage le chemin et lorsque cela devient trop touffu, nous marchons à même le cours d’eau, nous n’avons malheureusement pas amené nos claquettes et ce sont nos chaussures de rando qui sortent trempées de cette balade. Etant donné la fraîcheur de la nuit, pas question de compter sur le fait de les retrouver sèches le lendemain. Ce sont les quelques gouttes d’alcool local bu dans les verres de bambous et un peu de musique qui réchauffent notre soirée. Nous dormons dans des cabanes surélevées équipées de moustiquaires. Lors du chemin retour, nous observons les empruntes de tigre sans le voir, dommage... Nos deux jours se finissent par un petit tour à dos d’éléphant et une descente de rivière sur un radeau de bambous, tout ça plutôt amusant.

Pour le réveillon du nouvel an, nous nous rendons à Kamphaeng Phet, grande ville selon le guide du routard. Quelle erreur, quelle farce ce guide du routard, nous nous retrouvons sans hôtel dans une ville paumée. Heureusement deux thaïlandais en scooter s’arrêtent et nous demandent ce que nous cherchons. Comme beaucoup de thaïlandais, ces deux jeunes font très efféminées mais ils sont très gentils. L’un des deux se propose d’aller voir dans un hôtel s’il y reste de la place. Il revient et emmène d’abord Myriam sur son scooter puis c’est mon tour. Nous avons un lit pour dormir mais nous sommes déçues car pas de grosse fête pour le réveillon ! Nous sortons et allons boire une bière pour fêter le nouvel an. Retour à l’hôtel pour une nuit trop calme à notre goût. La ville est pleine de ruine du siècle de Sukhotaï et pourtant pas un touriste, étonnant. Nous nous sommes baladées et nous avons déjeuné sur le marché. Les habitants étaient très curieux de voir deux étrangères ici ; le fait d’être les seules touristes facilite les échanges avec les locaux même s’ils ne parlent pas l’anglais. Le soir nous prenons le bus de nuit pour Chiang Mai.

Quel luxe le bus VIP, les sièges sont totalement inclinables, c’est top pour une bonne nuit, le petit hic, c’est la climatisation un peu trop fraîche, il ne faut donc pas oublier son duvet en soute ! Arrivées à 4h du matin, nous avons attendu 5h30 pour quitter la gare à pied et rejoindre le centre ville. Nous tournons pour trouver une guest car Chiang Mai est très touristique. Nous déposons enfin nos bagages et filons directement sur le marché pour trouver un petit déjeuner. Une fois l’estomac remplit, c’est le cyber café qui nous attend, première connexion à Internet depuis le 26 décembre, et …. quelle cata, que des messages de nos proches qui nous demandes où nous sommes et de les appeler. Nous étions loin de penser que le Tsunami avait pu inquiéter nos proches puisque nous avions précisé que nous nous rendions à Kanchanaburi lors de notre dernière connexion. Nous écrivons donc que tout est ok et Myriam en profite pour se faire appeler à la guest house. Tout le monde est rassuré, même si l'ambassade et autres avaient été prévenu. Nous passons notre journée à sillonner la ville et finissons la soirée attablées à la guest house avec d’autres français. Notre hôte nous a offert à boire et à manger tout au long de la soirée, sa seule demande était qu’on lui chante les Beatles.

Le 3 janvier nous sommes toujours à Chiang Mai, et oui ! Nous avions prévu de partir pour Chiang Rai le matin même mais les réveils ont eu beau sonner, nous avons dormi comme deux loirs ! Nous passons donc tranquillement notre journée à travers la ville.

Nous passons les trois jours suivant à Mae Sai et ses environs. Mae S ai est la ville frontière entre la Thaïlande et le Myanmar et donc beaucoup d’activité toute la journée. Nous louons un petit bungalow en bord de rivière, très agréable. Nous passons donc deux jours tranquilles et le troisième jour, nous avons loué un scooter pour sillonner les environs. Nous partons vers la zone montagneuse, et la première pente a été fatale, nous nous sommes étalées avec le scooter. Plus de peur que de mal, Myriam a eu quelques belles brûlures alors que pour Patricia, seul le pantalon a été un peu déchiré. Le problème est que le scooter est abîmé et que nous ne pouvons plus passer les vitesses. Heureusement, des ouvriers travaillent sur un chantier, nous leur demandons un coup de main et ils se mettent à plusieurs pour remettre notre scooter en état de marche. Soulagées car nous n’allons pas avoir de pénalités au moment de rendre le scooter, nous appréhendons quand même de remonter dessus. Petit tour en ville pour commencer tranquille et nous repartons, Myriam me fait descendre au moment des cotes car je suis un peu trop lourde pour que le scoot puisse nous monter toutes les deux. Pendant toute la journée, Patricia à eu l’honneur, le plaisir et l’avantage de monter toutes les cotes à pied. La route était superbe et tranquille. Une portion de la route est gardée par les militaires, c’est une zone de conflit avec le Myanmar quand conflit il y a. Nous avons donc du présenter nos papiers avant de s’y engager. Nous profitons du scooter pour pousser jusqu’au Triangle d’Or, c'est-à-dire là où le Mékong sépare le Laos, la Thaïlande et le Myanmar. Cà n’a rien d’exceptionnel mais le fait de se poser le long du Mékong est très reposant, nous apprécions donc ce petit détour. La journée se finit par une séance photo, et oui, il faut immortaliser les blessures de Myriam, elle est en effet bien brûlée au niveau des jambes et des bras et elle a même réussi à s’abîmer le ventre.

Pour nous rendre à Chiang Saen, nous avons pris le pick up, la route fût superbe et le fait de ne pas être enfermées lors de long trajet, on a une sensation de liberté énorme. Myriam a de grosses douleurs et beaucoup de courbatures après la chute d’hier, nous passons donc une journée tranquille au bord du Mékong à voir les bateaux chinois charger et décharger.

Le lendemain, nous partons pour Chiang Khong, nous passons notre journée dans les hamacs au bord du Mékong à lire le guide du Laos et à savoir vers où nous irons une fois la frontière passée.

Le 25 février, nous sommes de retour en Thaïlande après avoir traversé le Laos, le Vietnam et le Cambodge. Le passage de frontière entre le Cambodge et la Thaïlande a duré deux heures, plutôt long ses formalités. Et comme la première fois, le fait d’être à Bangkok nous a bien décalé. Le lendemain, nous avons fait des achats et nous sommes parties au week end market avec JC que nous avions rencontré au Vietnam, c’est un marché énorme qui ressemble un peu aux puces de Clignancourt.

Nous prenons le bus pour gagner Prachuap Khiri Khan, ville en bord de mer assez agréable car pas touristique dommage cependant qu’il ne soit pas très possible de se baigner, il n’y a pas de fond et l’eau étant très chaude, il y a quelques méduses. Par contre ce qui n’est pas commun c’est que pour se rendre à la plage, nous devons traverser la base militaire, nous déclinons donc notre identité et traversons à pied la piste de décollage et d’atterrissage, très fun.

Toujours le bus, encore le bus qui nous emmène cette fois ci à Krabi. Nous n’avons pas voulu prendre un bus direct de Bangkok vers les îles car nous pensions qu’il y avait des choses à voir entre mais pas vraiment et de surcroît, il s’avère que de passer par des tours opérateurs de Bangkok coûte moins cher que de voyager par bus locaux car les bus touristiques ne sont pas taxés ! Mais attention car dans les bus touristiques de nuit, les thaïs restent dans les soutes pendant la nuit et fouillent tous les bagages donc ne pas laisser de choses précieuses en soute. Nous avons eu très chaud à Krabi et avons surtout traîné dans les boutiques climatisées. Nous avons réservé le bus pour nous rendre à Koh Lanta et pas Koh Phi Phi comme nous le souhaitions au départ. L’île était toujours dévastée après le Tsunami.

Koh Lanta, nous l’avons fait ! Et que c’était agréable, la mer est superbe et chaude, le sable est blanc… que du bonheur. Nous nous sommes même baignées à la nuit tombée sous les étoiles dans une mer toujours chaude. Nous avons visité l’île de long en large, en scooter, à pied sur la plage, sur les chemins, dans l’eau en nageant et en plongeant. Les fonds sont superbes, Myriam a fait du masque et tuba pendant que Patricia plongeait, sans avoir eu la chance de voir de raie Mantha, dommage ce sera pour le prochain passage en Thaïlande. L’île est musulmane comme la grande partie du sud de la Thaïlande, il y a donc beaucoup de mosquée. Bref, nous avons adoré Koh Lanta, il faut dire que nous étions dans un super bungalow, bien placé puisque les plages ne sont pas toutes aussi agréables que celle où nous étions (Sayang Beach Resort).

Après le rêve Koh Lanta, il faut partir, nous nous rendons à la ville frontière Hat Yai. Comme la majorité des villes frontières, c’est une ville très commerçante. Nous en profitons pour faire nos dernières emplettes en Thaïlande, nous sommes un peu lasse, sûrement du à la chaleur.

Pour revenir à l'accueil Tour du Monde
Pour passer au pays suivant

06 - Cambodge

Nous sommes arrivées le 17 février 2005 au Cambodge après 2 longues heures d'attente à la frontière. Nous avons retrouvé Pierre (un collègue de Patrica) à Phnom Phen. Pierre nous a proposé de nous retrouver chez des amis à lui, expat depuis quelques années. Ils nous ont convié à manger et dormir chez eux. La soirée chez Julie et Alexandre, nos hôtes, fût très intéressante et nous a permis de comprendre la vie d'expatrié au Cambodge, les abus et les bienfaits des associations présentes...

Le lendemain, nous avons retrouvé JC dans le quartier routard. Nous avons loué des vélos (1$ la journée) pour aller au camp du génocide de Choeung Ek, ballade très sympa sur les pistes poussiéreuses malgré la forte chaleur. Le camp est assez décevant. Une stupa de crane et des trous, le tout sans explication sur la période Khmer rouge. Nous avons fini par un tour de ville et un superbe couché de soleil sur le lac. Le lendemain nous sommes allés avec Pierre et un de ces potes (Yann) visiter la ville et le camp de XXX. L'ambiance était très pesante, c'était effrayant d'imaginer toutes les tortures qu'a subit le peuple cambodgien.

Prochaine destination avec JC : Kratie. Nous y resterons 2 jours.

Apres 6h de bus, nous sommes arrivés dans cette petite ville bordée par le Mékong, ça fait du bien de sortir des grandes villes. Nous avons loué un scooter à 3 (4$) et nous sommes balladés dans la campagne le long du Mékong, c'était très sympa, et les gens étaient d'une grande gentillesse. Nous avons bu notre 1er jus de canne, très appréciable vu la chaleur, de super shakes ananas, et avons retrouvé la liberté et l’indépendance avec le scooter.

Nous avons découvert une autre face du Cambodge, c'est un mélange de Laos de part les paysages et les maisons et d'Inde de part la poussière et les ordures le long des routes notamment.

Et nous revoilà sur la route, en direction de Siem Reap et ceux pour 4 jours. C'est Angkor ! Angkor est l'ancienne capitale de l'Empire khmer qui prospéra du IXe au XVe siècle. Ses ruines sont situées dans les forêts au nord du Tonlé Sap, proche de l'actuelle Siem Reap au Cambodge et sont classées au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Nous avons pris le pass 1 journée (20$) pour visiter et ce fut très agréable. En pleine forêt nous avons pu visiter de nombreux temples Hindouistes pour la plus part, plus ou moins délabrés. La visite c'est effectué en Tuk tuk (9$ pour 3) c’était tranquille. Nous n'avons donc passé qu'une journée sur le site car nous ne sommes pas fan de temple, mais on comprend les gens qui passent de 3 jours à 1 semaine car c'est très vaste, très beau et en même temps très serein. Nous avons visité le site lors d'un grand rassemblement boudhiste ce qui donnait un esprit encore plus intense à ce site plein d'histoire. Siem Reap est une ville agréable, nous y avons loupé de peu Pierre et Yann. Il y des mendiants, des mutilés dûs aux mines antipersonnel posées par les khmers, il y a des enfants qui finissent nos assiettes... c'est le pays qui nous aura le plus choqué de part sa pauvreté.

Le lendemain nous avons loué des vélos et sommes allés voir le Tonle Sap lac, l'un des plus poissonneux du monde et au vu de l'odeur et des tonnes de poissons dans les bateaux, on confirme!

Nous ne sommes restées que 9 jours au Cambodge car c'est un petit pays où les routes ne sont pas développées, du coup il faut beaucoup de temps pour le moindre trajet. Le pays est plat et calme, les gens sont gentils et ont des têtes rondes. C'est rigolo d'arriver à faire la différence entre les nationalités des gens de part leur faciesse. On a aimé retrouver Pierre, l'accueil chaleureux de Julie et Alex, la sérénité, l’indépendance du vélo et de la moto, les gens et bien sur, Angkor. Super pays à visiter sans plus attendre.

Un peu d'histoire : Les Khmers rouges (en khmer : Khmaey Krahom), dont le nom officiel fut successivement Parti communiste du Cambodge et Parti du Kampuchea démocratique (autres noms : Parti communiste du Kampuchéa, PCK, Parti communiste khmer, Armée nationale du Kampuchéa démocratique, PDK), étaient les membres d'une organisation communiste qui fut au pouvoir au Cambodge de 1975 à 1979.

Le nom de Khmers rouges leur fut attribué par le roi Norodom Sihanouk dans les années 1950 et il est utilisé couramment en français à travers le monde. Les révolutionnaires eux-mêmes n'utilisaient pas ce terme et préféraient « kampuchéen » à « khmer », qui rappelait trop l'ordre ancien.

L'organisation khmers rouge se caractérisa par des méthodes autoritaires d'une brutalité extrême — au point qu'on a pu y voir une forme d'« autogénocide ». Les Khmers rouges sont devenus tristement célèbres pour leurs exactions qui sont à l'origine de la mort d'environ 1,5 millions de personnes (plus d'un quart de la population), mortes de faim, d'épuisement ou exécutées. Ce bilan fait du régime de Pol Pot l'un des plus meurtriers du XXe siècle. À ce jour, aucun des leaders Khmers rouges n'a été jugé pour ses crimes. Soulignons qu'une assemblée de juges internationaux a été constituée dans ce but et devrait oeuvrer à partir de mai 2007

Pour revenir à l'accueil Tour du Monde
Pour passer au pays suivant

02 - Myanmar

Le 9 décembre 2004 nous atterrissons à Yangoon : la ville jardin.

Lac inle 54 lAC Inle 64

A l’aéroport de Calcuta, nous avons rencontré des français, Sophie, Nico et Frank avec qui nous avons pris un taxi (2 $/pers) pour rejoindre la Guest (3 $/pers). Yangoon est une belle ville verdoyante, pleine de vélos et de scooters, de plus, il y a des pagodes et des stupas partout, ça met tout de suite dans l’ambiance du Myanmar. Notre première approche avec les Birmans fut excellente, et manger dans la rue sur des tables de dînettes très convivial.

mandalay 16 mandalay 29

Nous partons ensuite pour Mandalay où nous restons 3 jours. Nous avons logé dans une guest super, la Royal guest House (3$ /pers avec petit dej.). C'est 3 fois plus cher qu'en Inde mais très différent également. Nous avons fait un tour de ville et visité les pagodes. Nous avons rencontré 2 moines qui nous ont fait visiter leur école et monastère. Les salles de classes sont impressionnantes : 300 moines assis par terre avec des petites tables et récitant tout haut leur cours. C’était vraiment sympa. Les monastères recueillent gratuitement les enfants jusqu'à l'age de 18ans, si les parents le souhaitent. Ils sont donc nourris et éduqués jusque là. Après 18 ans ils choisissent de devenir moine ou de retourner chez eux.

Pyin 128 Pyin 145

Nous mangeons toujours dans la rue car c'est très convivial. Les gens apprécient que l'on goûte leur nourriture et sont heureux de discuter.

Nous décidons de partir à Pyin U Lwin pour 2 jours, histoire de sortir des grandes villes. Petite ville d'altitude où dès le coucher du soleil la fraîcheur se fait sentir. Néanmoins, cela n’enlève rien a la sérénité de cette ville pourtant haut lieu de l’élite militaire. La couleur maître est donc le kaki. Nous nous sommes baladées a vélo avec Frank. Au hasard d'un chemin nous sommes tombées, après une descente de folie, sur une grotte perdue au milieu des cascades et forêt. Le moine vivant dedans nous a fait escalader autour de la cascade pour mieux l’apprécier et nous a invité à manger avec son maître (64ans). Quelle partie de plaisir malgré la barrière du langage. C'est un des moments inoubliables de ce voyage. L’apéro local (rhum) est de rigueur pour nous réchauffer. Nous mangions le soir sur le marché et Frank avec sa coiffe à la Bob Marley faisait fureur, ambiance garantie.

Pyin 154 pyin 21

Nous quittons Pyin U Lwin pour le Lac Inle où nous restons 4 jours entourés de montagne et de stupas. Nous avons rencontrés des gens merveilleux (familles et moines) qui nous ont convié à leurs tables et avec qui les conversations ont été très enrichissantes. Nous avons fait 2 jours de marche autour du lac. Le 1er nous sommes allées dans la montagne et avons vu des vignes avec des cépages de chez nous, un hôtel idyllique au bord du lac et de petits villages perdus dans la foret. Le 2ème jour nous sommes passées par la foret de bambous et les champs de cannes a sucre. Nous avons vu comment ils traitaient la canne et avons pu goûter de gros morceaux de sucre. Nous avons également vu des sources d'eaux chaude et un casino de rue. Nous sommes montées à une pagode ou nous avions une vue superbe sur le lac et ses environs. Le dernier jour nous avons fait le lac Inle en bateau (10$ pour 2). De bon matin dans la brume complète et le froid nous avons pu découvrir les pêcheurs, les pagayeurs au pied, les villages sur l’eau et l’artisanat local. Que ce fut appréciable d’être sur l eau!

Sur le chemin de Yangoon (17h de bus) la descente de jour fut très impressionnante. Le bus penche à 25 degrés au dessus du vide, frissons garantis.

YANGOON 106 Yangoon 34

Le Myanmar, 2me pays de notre périple et 2ème choc culturel. Les gens sont d'une gentillesse extrême, ils sourient tout le temps et veulent aider sans jamais rien demander. Ils invitent a manger, ils veulent discuter, ils sont ouverts et curieux tout en étant respectueux. Les birmans sont habillés de jupes « longy », les femmes et les enfants fardés de blanc « thanaka » contre le soleil. Ici, le cheroots est fumé, c'est une sorte de gros beedies indiens, et ils chiquent du tabac rouge (Béthel) qu'ils crachent (comme en inde). Le pays est parsemé de pagodes et de stupas en or, ce qui rend le paysage hors du commun. Nous ne nous attendions vraiment pas dans un pays de dictature a trouver des tee-shirt Eminen et des antennes satellites. Un grand reproche malgré tout, le business est devenu trop envahissant dans les hauts lieux touristiques. Sortir des sentiers battus est l'idéal pour rencontrer ces gens hors du commun!

YANGOON _- YANGOON 93

Un peu d'histoire : La Birmanie (dénomination officielle en France), l'Union de Birmanie en forme longue ou Myanmar et l'Union du Myanmar (dénomination utilisée par l'ONU), est un pays d'Asie du Sud-Est continentale ayant une frontière commune avec l'Inde, le Bangladesh, le Laos, la Chine et la Thaïlande. Elle est bordée par la mer d'Andaman au sud et par le golfe du Bengale au sud-ouest, représentant environ 2000 kilomètres de côtes au total.

L'opposition démocratique préfère employer, en français, le nom de Birmanie faisant référence à la période coloniale anglaise (et non pas à la période "démocratique" comme mentionné précédemment, cette dernière n'ayant duré que de 1948 à 1962), lorsque les anglais avaient choisi de donner au pays le nom de la principale ethnie, les Birmans. En 1989, la junte, afin de marquer le changement, a décidé de modifier le nom du pays en Union du Myanmar qui fait référence aux anciens habitants mythiques du pays et non plus seulement à un groupe ethnique (litéralement, "Myanmar" signifie en birman "fort et rapide", qualités de ces fameux ancêtres mythiques). Avec cette dénomination et l'usage du mot "Union", le caractère multi-ethnique de l'Etat était enfin officialisé et reconnu.

Le changement du nom du pays en birman permet d'afficher une rupture avec l'ancienne période et perturbe l'action des organisations favorables à la démocratie en brouillant la communication. C'est pourquoi les opposants au régime militaire se réfèrent encore à l'ancienne appellation, pour marquer leur lutte avec la junte.

Pour revenir à l'accueil Tour du Monde
Pour passer au pays suivant

page 2 de 2 -